Jamie Oliver’s Tricks

Un changement important dans une vie amène toujours son lot de bonnes résolutions. Je vais arrêter de picoler car je me marie, je vais trier un rien ma paperasse car j’ai contrôle fiscal lundi, je vais plus bouger de mon canapé car j’ai 65ans et que j’ai bossé comme un con toute ma vie… (pour une pension d’indépendant -haha).

Un évènement inattendu peut être, parfois, l’occasion de prendre des risques, quitte à se découvrir des talents cachés… qui sait. J’ai emménagé avec ma soeur et, hô stupeur, j’ai découvert que je cuisinais vachement bien. (qui a goûté à ma cuisine avant ne peut croire ces lignes… et pourtant ben c’est vrai)

Jamie Oliver’s tricks


Jusqu’alors, mon répertoire culinaire se résumait souvent à des pâtes blanches avec du jambon ou une bonne vieille pizza de dernière minute entre deux patients (Ma master recette c’était une Dr Oetker® polo améliorée à la sauce barbecue. A la 20éme en un mois en général je faisais une overdose).

J’estimais mon cas plus qu’honorable, maitrisant après 2 ans la cuisson du Aiki super noodles®. Attention! Je vous vois déjà vous moquer, la cuisson du Aiki est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air. Je m’explique : Quand on a envie d’un aiki, en général c’est vraiment qu’on crève de faim, faut le reconnaitre. D’ou la difficulté de patienter les 2’37 nécessaires au ramollissement complet de la nouille…Si on échoue, l’expression Al Denté prend alors tout son sens. De plus, quand on se prépare un aiki super noodles c’est qu’on a vraiment rien à bouffer d’autre dans le frigo… avec un peu de malchance y a quelqu’un qui est passé pour piquer le sachet d’épices dans la boite et la on est bon pour assaisonner le Aiki avec une boite d’asperges… c’est bof.

o-matic

A côté de ça, il y a la préparation du fameux pudding Impérial que je pensais maîtriser.  Trois lignes, Deux ingrédients… ca devait forcément être à ma hauteur. Sauf que quand j’ai décidé au dernier moment de doubler les rations, j’ai pas pensé à doubler la quantité de lait et que prise de panique en voyant ma mixture tourner au bloc compacte j’ai complètement oublié de rajouter du sucre… mon pudding en plus de son aspect peu comestible était simplement dégueulasse.

Enfin il y avait ce fameux café préparé à ma grand-mère il y a quelques années qui avait, je pensais, ruiné ma réputation à jamais. Par un bel après-midi, Edmonde était passée chez mes parents et, comme j’étais seule à la maison, j’ai voulu accueillir ma grand-mère avec toute la classe digne d’une bonne maitresse de maison. Petit café serré, chocolat Galler et petites serviettes roses, le tout sur un joli plateau assorti. Le café vite avalé, tous les chocolats mangés, j’étais super fière quand ma maman est rentrée du boulot. Je lui raconte l’histoire mais sa réaction n’est pas tout à fait celle que la jeune fille satisfaite espérait.

« Et elle a bu ton café ? » – Oui =) et mangé tous les chocolats.

J’étais un rien vexée par sa réaction. Bon c’est clair c’était pas LE café avec les petits grains moulus et c’était pas des pâtisseries que j’avais préparées mais bon, de la à se demander si mon breuvage était buvable, faut pas exagérer, faut juste mettre de l’eau, un petit sachet et tourner avec une petite cuillère… le master en hôtellerie-restauration ne me parait pas nécessaire pour ce genre de préparation.

« La prochaine fois, ma chérie, quand tu prépares un café, vérifie que j’ai pas mis du vinaigre dans la bouilloire pour la détartrer ».  Cette histoire me poursuit depuis mes quinze ans.

Soit. Ca, c’est du passé. Ma sœur a eu du mal à m’accepter comme colloc’ car elle pense, à tort, que je vais foutre le bordel dans sa salle de bain, voler ses boucles d’oreilles et piquer dans sa réserve de haribos. Que nenni (enfin si mais bon) je suis une colloc’ hors paire si je m’applique. N’ayant pas les moyens de me payer mon propre chez moi et ne voulant pas tout à fait (dans le fond) vivre sous les ponts (pas maintenant en tout cas, en été j’dis pas mais là ça caille) je me suis appliquée. Aux grands maux les grands remèdes, j’ai fait l’acquisition du dernier tome de l’ami Jamie Oliver, j’ai bien besoin de ses conseils pour m’en sortir. Par rapport à mes talents culinaires, j’ai toujours eu une théorie : en cuisine, tant qu’à faire qu’on rate un truc, vaut mieux pas que ça soit des pâtes à la bolo, car là tu laisses même pas la place au doute, t’as l’air d’un con… j’ai donc décidé de tenter un truc un peu dingue, histoire que si j’le rate ben tout le monde va dire, « Hé attends, ça pouvait jamais être bon ce truc, c’est vraiment une recette d’un bouquin ??? ».

J’ai attaqué la désormais célèbre canette au coca-cola®.

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